mardi 22 juillet 2008

22 juillet Havre-Saint-Pierre à Baie-Trinité

J’écris ce message ce soir et la photo est presque « online »... Je suis assis à la table de pique-nique de notre emplacement au camping « De la Baie », à Baie Trinité. Y’a même la p’tite broue...

Beau temps toute la journée. La route est belle (assez droite) mais cahoteuse. Je sens que je me répète, car c’est la même route qu’il y a quelques jours, mais dans l’autre sens...

J’essaie de m’imprégner le plus possible des paysages qui défilent, car je ne crois pas revenir dans ces endroits. Non pas que ce n’était pas bien, mais il me reste encore beaucoup d’autres places à voir. C’était beau, j’en ai profité et il y aura autre chose...

Notre passage est réservé pour demain soir sur le traversier des Escoumins à Trois-Pistoles. Donc il y aura une route d’environ 250 kilomètres demain avant un repos d’environ 1h30 de traverse et un autre 30 minutes de route avant d’arriver chez Marielle, l’amie de Geneviève, chez qui nous irons passer 2 ou 3 jours.

Je vous laisse donc pour aller... profiter de la vie...

lundi 21 juillet 2008

21 juillet Havre-Saint-Pierre, fin de la moyenne Côte Nord.

Journée en 2 étapes. Je m’explique.

1ère étape :
D’abord, je voulais un levé de soleil sur le
fleuve. Pour une fois que j’étais éveillé à 3h30, j’étais en forme pour l’attendre. Dehors, c’est la pénombre. Je m’habille, sors silencieusement, et prends le chemin de la grève. Une forte humidité m’assaille à la lisière des arbres. Un épais brouillard monte du fleuve. J’ai beau attendre, mais il n’y a même pas de différence dans la clarté du jour, entre mon heure d’arrivée sur la plage (3h45) et celle de mon départ (4h30). C’est comme si le soleil avait décidé de ne pas se montrer aujourd’hui. C’est ça la vie : accepter la décision du plus fort...

2e étape :
Par la suite, il avait été décidé d’aller à Natashquan, terre d’origine de Gilles Vigneault.
Il m’était impensable d’aller si près de ce coin de pays, sans se rendre là. C’est quoi 151 kilomètres, quand on en a déjà parcourus 1112 pour arriver ici?

Avant le départ, nous arrêtons au kiosque d’information touristique pour louer un CD guide audio, qui nous accompagne tout au long de la route de Havre-Saint-Pierre à Natashquan en nous indiquant des arrêts intéressants, des histoires intéressantes, etc. Effectivement la route est ponctuée d’arrêts qui nous amènent au but sans trop de longueurs.

Après avoir passé environs 45 minutes à écouter un ancien raconter des moments de sa vie et de la vie de ses voisins, nous mangeons une croûte locale (tartine de fruits de mer) puis nous allons passer environ une heure dans la « vieille école de Natashquan » là même où Gilles a fait tout son primaire. Cette exposition met en parallèle la vie des gens de Natashquan et les chansons de Vigneault. Des moments très agréables.

Je voulais (et il était fortement recommandé par l’auteur de ce blog, de ne pas essayer de changer ce projet), d’aller « virer au boutte de la route ». Pourquoi une telle importance à quelque chose qui peut paraître aussi anodine à d’autres? Je constate qu’à 53 ans, c’est la seule chose que j’ai décidé de TERMINER dans ma vie. Tant que le gouvernement ne la rallongera pas cette route, j’aurai atteint son bout, sa fin. Et je l'ai fait...

Tant que je vivrai, je continuerai quelque chose. La preuve, je n’ai jamais fini d’apprendre, je n’ai jamais fini de m’occuper des gens que j’aime, etc. Même plus : je n’ai pas arrêté de fumer, j’ai commencé à prendre soin de ma santé; je n’ai pas arrêté d’étudier, j’ai commencé à travailler; etc. Tant que je vivrai, je continuerai ce qui a commencé à ma naissance : VIVRE.

Et Ça, c’est la VIE!

dimanche 20 juillet 2008

20 juillet, Havre-Saint-Pierre

Très belle journée. Le réveil sonne à 07h45. Nous ne voulons pas être en retard. Le départ se fait à 09h00. Nous nous embarquons avec 8 autres personnes pour une journée sur les îles Quarry et Niapiscau. Nous ne savons pas exactement quelles randonnées nous ferons, mais...

Le vent du large, la vitesse du bateau, le soleil, c’est vraiment bien. Nous croisons un banc de canards eider qui fuient à notre passage.

Nous arrivons au quai de l’île Quarry après environ 20 minutes. Le capitaine nous avise qu’il reviendra nous chercher à 13h30 au même endroit. Une employée de Parcs Canada nous accueille et nous propose les différentes randonnées possibles : 10, 4, 2 et 1,2 kilomètres. La dernière peut être effectuée en sa compagnie (randonnée animée, pensez pas mal).

Nous choisissons la randonnée de 4,6 kilomètres (Petit Percé), celle qui suit le littoral jusqu’aux monolithes. La végétation est surprenante. Des arbres retenus par quoi? Des plantes qui trouvent leur nutriment où? Les photos ne rendront jamais l’impression qui nous accueille à chacun des tournants de la côte.

L’approche des monolithes se fait lentement. Je dois dire que cela m’a été moins spectaculaire qu’à Hopewell (Nouveau-Brunswick). Mais le calme et la tranquillité de l’endroit, c’était magnifique. Arrivé aux monolithes, nous faisons un petit arrêt. Nous choisissons d’allonger notre randonnée par le sentier des Falaises (2 kilomètres). Nous avons le temps, la randonnée a à peine pris 1h30. Le retour se fait donc dans la forêt, sur une belle passerelle de bois. Très facile et agréable.

De retour au quai, nous prenons notre temps pour diner, car nous avons presque 2 heures avant le retour du bateau-bus. Pendant un petit repos de Geneviève, j’en profite pour... faire une petite marche.

Le bateau-bus nous amène par la suite à l’ile Niapiscau. Nouvelle randonnée de 4,6 kilomètres en forêt, sur un littoral, autour d’un marais salé, de retour en forêt, jusqu’à de nouveaux monolithes (Anse Des Bonnes Femmes). Encore un paysage fantastique. C’est pas une blague : les mots me manquent.

Au retour, nous avons en prime un souffle de baleine!

C’est peut-être pas juste ça la vie, mais ça valait la peine de le vivre en maudit!

samedi 19 juillet 2008

19 juillet, Havre-Saint-Pierre

Havre-Saint-Pierre est une petite ville accueillante. La caissière à l’épicerie ne te dit pas « Bonjour », elle dit simplement « Salut ». Nous avons parcouru la ville pour trouver un guichet automatique, mais ne l’avons pas découvert seul... On a eu besoin d’aide... C’est pas une « si petite ville ».

Nous avons passé l’après-midi à la plage. C’est pas une menterie (photo à l’appui). On se croirait dans le sud... Un après-midi de repos car demain on part en « bateau-bus » pour une randonnée sur 2 îles de l’archipel de Mingan soit l’île Niapiskau et l’ile Quarry. Une prévision de marche de quelques kilomètres sur toute la journée. Donc on se prépare.

À demain pour la suite. C’est ça la vie : le suspens!

vendredi 18 juillet 2008


18 juillet, Havre-Saint-Pierre

J’écris ce texte en écoutant la radio (CILE 95,5 la radio de ma Minganie) qui diffuse depuis au moins 18h00 des « succès » des années 60 (Marc Gélinas, The Platers, Les Baronnets, Elvis (le King), Dany Aubé, etc.).

On se croit au bout du monde...1112 kilomètres de Montréal...

Nous avons quitté Port-Cartier vers 9h30 ce matin pour effectuer un arrêt déjeuner à Sept-Iles (premier resto du voyage) et « tourner en rond » un peu dans la ville. Nous avons réussi à quitter Sept-Iles vers 12h00...

Il n’y a « presque rien » passé Sept-Iles... Des grands bouts, il n’y a même pas de poteau électrique... Des arbres, des arbres et encore des arbres... La route est moins « croche » que de Québec à Baie Comeau, mais c’est un paysage très spécial. Le fleuve est presque toujours absent. Quelques fois on en voit un petit bout, très loin, mais c’est tout.

Nous faisons halte à la « Chute Manitou » (dans le désert entre Sept-Iles et Rivière-Saint-Jean). Il y a un sentier de marche d’environ une heure. Le sentier est assez « accidenté » mais le spectacle est grandiose.

Nous repartons pour la Minganie. La route est longue et déserte. Sur les 221 kilomètres que nous avons parcourus depuis Sept-Iles, à peine une douzaine de voitures nous a doublés...

Je croyais qu’en Minganie, la route suivrait le littoral. Mais non, nous sommes encore en forêt la plupart du temps. Lors de la traversée des villages, on voit le fleuve mais c’est tout. Nous passons de petits villages, en nous rappelant les petits villages gaspésiens ou saguenéens : aucun rapport. Quelques maisons avec la route qui passe entre. C’est tout, nous sommes déjà passés...

Arrivons enfin à Havre-Saint-Pierre. Le camping est très bien, le paysage côtier est superbe. Des photos demain. Pour aujourd’hui c’est assez...

Je retourne en « 60 ». Ça c’était la vie!

jeudi 17 juillet 2008

17 juillet, Port Cartier.

C’est aussi ça la vie. Ne rien faire d’épatant, mais faire quelque chose... Marcher, rouler à vélo, attendre la pluie, entendre le tonnerre lointain, lire, s’occuper l’esprit, rien d’extraordinaire, mais vivre pleinement le moment présent.

Demain, ce sera autre chose (départ pour la Minganie), différent, mais espérons-le, tout aussi agréable à vivre.

Vivre pleinement, mais tout en pensant à tous ceux qu’on aime. C’est aussi ça la vraie vie.

mercredi 16 juillet 2008

16 juillet Port Cartier, Sept-Iles

Journée « tranquillos ». Promenade dans le parc de la Rivière aux Roches (où est situé le camping) qui nous permet de voir le fleuve, et la Rivière Aux Roches (rivière à saumons). Une bonne « trotte » sur les rochers (en passant Ariane, ta mère sourit de temps en temps). En après-midi décidons d’aller jusqu’à Sept-Iles. Arrêt au Parc Aylmer-Whittom où nous voyons le fleuve et des écureuils, et promenade sur le « Vieux Quai de Sept-Iles.

De retour au campement, soupons en attendant la pluie de 19h00 qui ce soir est un peu en avance (18h45). C’est aussi ça la vraie vie!